Témoignages
"À La Maison La Montée, j’ai enfin pu me déposer, trouver une écoute bienveillante et surtout être crue dans ce que j’avais vécu, sans jugement. J’ai pu reprendre ma vie en main, une étape à la fois, grâce à l’aide et au soutien dont j’avais besoin.
Leur accompagnement m’a permis de retrouver la confiance que j’avais perdue, non seulement en tant que femme, mais aussi en tant que maman.
J’ai réappris à faire confiance à mon intuition et à reconnaître les « red flags ». Grâce aux intervenantes et aux ateliers, j’ai appris à m’affirmer, à mieux comprendre les bases d’une relation amoureuse saine, mais aussi à établir des liens plus sains dans mes relations amicales et familiales."
« Après une scène terrible la veille, je craque. Il y avait déjà plus d’un an et demi de peurs quant au moment de la prochaine crise dans mon petit cœur. C’était la crise de trop. L’esprit embrouillé par une nuit d’insomnie, épuisée, j’endurai une ultime et dernière attaque verbale de la part de celui qui disait m’aimer et me protéger. Je me dirigeai vers la chambre et refermai la porte derrière moi tout comme j’allais fermer la porte sur ma vie. J’avalai des poignées entières de médicaments cherchant seulement à faire taire la douleur. Tout est devenu flou. Je me suis réveillée deux jours plus tard, à l’hôpital. C’est une amie qui m’avait sauvée. Je ne me souviens même pas lui avoir demandé de l’aide. Le retour à la réalité a été brutal. Mon conjoint ne voulait pas venir me voir. Pire encore, il me mettait à la porte pour une semaine. Il disait avoir besoin de réfléchir. Moi, autrefois forte, confiante, pleine d’énergie : que restait-il de moi? Qu’avait-il fait de moi? Et surtout, pourquoi n’avais-je rien vu? Sans famille, et mes amies ne pouvant m’accueillir, on me référa à La Maison La Montée. À mon arrivée,
je ne me considérais pas comme une victime. Après tout, il ne m’avait jamais frappée. C’est là que j’ai découvert toute la puissance destructrice de la violence conjugale. J’ai donc appris à la déceler. Tout devenait plus évident. Ses sautes d’humeur, ses promesses, ses excuses, les moments de tension où je redoutais la prochaine crise, tout s’éclairait. Pendant que lui voulait « réfléchir une semaine », moi, j’ai entamé une vraie réflexion et elle m’a menée hors de son emprise. Voyant clair maintenant, il n’était pas question que je retombe dans cette spirale de violence. J’ai compris que la personne la plus importante dans ma vie, c’était moi. S’aimer, se protéger, ce n’est pas de l’égoïsme, c’est vital. Trois mois plus tard, j’ai quitté la région avec une confiance nouvelle. Je m’étais retrouvée, rebâtie et solidifiée. La Montée ne m’a pas seulement sauvé la vie, elle m’a donné les outils pour ne plus revivre la violence. Aujourd’hui, je refleuris au soleil et surtout, je n’ai plus honte.
Aucune victime ne devrait se cacher ».
« Je suis entrée à La Maison La Montée avec l’idée de prendre un simple répit de deux semaines. Mon conjoint ne respectait pas mon besoin de repos avec notre bébé. Il me faisait également vivre de la violence psychologique, verbale et physique… que je gardais enfouie en moi. Je ne voulais pas la voir, ni m’en rendre compte. Je pleurais chaque jour, au point où cela me rendait malade. Je savais que je devais m’éloigner de lui, avant que la situation ne devienne encore plus dangereuse pour moi et ma fille. Finalement, j’y suis restée trois mois. Les intervenantes m’ont énormément aidée, tant dans mes démarches que dans la reprise de pouvoir sur ma vie. Elles m’ont offert un toit, de la chaleur, de l’écoute, de la sécurité et du respect. Aujourd’hui, je suis assez forte pour continuer à voler de mes propres ailes ».
« J’étais en pleine séparation et je devais faire un signalement à la DPJ concernant mon enfant, en lien avec son père.
Je craignais que cela déclenche une telle colère chez mon ex-conjoint qu’il en vienne à sortir la carabine contre nous.
À La Maison La Montée, j’ai pu faire toutes mes démarches en toute sécurité et cela a mené à des résultats inespérés.
J’ai appris à m’affirmer, à prendre ma place, et à me respecter. Merci pour ce service indispensable dans la vie des femmes victimes de violence conjugale. Merci de m’avoir permis de faire ce cheminement en toute sécurité ».
« Je suis allée à La Maison La Montée pour sauver ma peau,
pour renaître, pour me découvrir. Les intervenantes m’ont énormément aidée. À travers des discussions profondes, j’ai découvert que je suis pleine de capacités, que j’ai le droit d’agir, de m’exprimer sans être jugée… et, surtout, que personne n’a de pouvoir sur moi ni sur ma vie, sauf moi-même. Je peux manger, respirer, vivre! Après 40 ans de douleur, je peux enfin connaître le bonheur. Grâce au soutien des intervenantes, je marche désormais sur une nouvelle route, celle qui me ressemble vraiment, avec mon vrai moi ».
« Je vivais une rupture difficile. Mon conjoint, malgré mes demandes répétées, refusait de quitter ma maison. Je ne me sentais plus chez moi. Ses paroles devenaient de plus en plus blessantes, il me dénigrait constamment. À La Maison La Montée, j’ai trouvé le soutien et l’aide dont j’avais désespérément besoin pour aller de l’avant. Je me demande encore ce que j’aurais fait si cette maison d’accueil n’avait pas existé. Quand on traverse une tempête émotionnelle, on ne sait plus où donner de la tête et le stress prend toute la place. Rencontrer cette équipe de travailleuses exceptionnelles m’a permis de retrouver la confiance en moi et une paix intérieure. Leur écoute, leur chaleur humaine, leur disponibilité, les informations et l’aide concrète dans mes démarches font de La Maison La Montée un service essentiel ».
« La main sur le cœur, un sac à dos, deux toutous… je sonne à La Maison La Montée avec un sentiment de culpabilité coincé dans la gorge, la tête envahie de paroles arrogantes. Quelqu’un m’ouvre et nous accueille tout en douceur. « Les enfants, on prend de petites vacances. » Un bain, des lits, des livres d’histoires... La violence conjugale, sous toutes ses formes (physique, psychologique, verbale, sexuelle) crée une prison dans la tête et dans le cœur. Elle répand lentement le sentiment de ne plus s’appartenir, d’être coupable de tout. Cette maison m’a permis de retrouver mon autonomie, de plonger dans mon coffre à outils pour scier moi-même les barreaux de cette prison, construite sournoisement au fil du temps. Les intervenantes m’ont guidée dans mes propres choix, toujours dans le respect de mes valeurs. Il y a ici des oreilles magiques qui ne m’ont pas seulement écoutée, mais entendue. La Maison La Montée est un véritable tremplin pour remonter la pente ».